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Méthode pour la dissertation

 

Exergue

Le cœur de la Montagne

 

La princesse Chûjô composa une poésie sur la Voie :

Comme le cœur de la montagne profonde est agréable à habiter !

Car ni herbes ni arbres ne disent du bien et du mal des autres.

 

Un laïc demanda au moine Takuan :

-      Êtes-vous d’accord avec ces vers ?

Le maitre lui répondit :

-      J’aimerais juste corriger un mot.

Le laïc :

-      Quel mot ?

Le maître :

-      Comme le cœur de la montagne profonde est désagréable à habiter !

-      Car ni herbes ni arbres ne disent du bien et du mal des autres.

Dans la vie, il ne faut pas considérer qu’un seul aspect des choses.

 

Sagesses et Malices du Zen. Marc de Smedt. Ill de Jochen Gerner

 

 

 

Qu’est-ce qu’une dissertation ?

C’est la mise en œuvre d’un questionnement ; ses méthodes sont  l’étonnement, l’analyse conceptuelle et la confrontation des thèses, autrement dit la dialectique.

Dans une dissertation, la rationalité est à l’œuvre. C’est une recherche d’universalité: je cherche les arguments qui peuvent convaincre autrui en faisant appel à sa raison, à son bon sens que je suppose semblable au mien.

Une dissertation est un effort de la pensée. Penser ce n’est pas opiner, c’est s’interroger, dans le but de justifier, fonder vraiment ses affirmations, ne pas en rester aux préjugés. C’est accepter le débat contradictoire dans lequel toute affirmation est soumise à l’épreuve du questionnement. Toute affirmation doit être justifiée, donc préalablement questionnée, aucun dogme ne peut être admis.

 

Est-on obligé de faire usage de références?

La référence n’est pas un argument d’autorité, derrière lequel on s’abrite. C’est un point d’appui pour la pensée, qui permet de la formuler de manière rigoureuse. C’est une pensée maîtresse, qui étaye, stimule la pensée. Elle n’est pas obligatoire, mais on ne peut bien raisonner dans le vide.

NB : La dissertation n’est pas un exercice consistant à « placer » le maximum de connaissances dans une copie. Elle n’est pas un étalage de références mais une méditation, un exercice personnel de réflexion.

 

 

L’INTRODUCTION

-          Qu’est-ce qu’une problématique?

Un problème, c’est une difficulté, un obstacle pour la pensée. On se trouve devant un paradoxe, une contradiction.

Donc un problème, c’est ce qui  nous force à penser plus loin.

Une problématique, c’est un ensemble de questions s’articulant entre elles. La problématique découle de l’analyse attentive des termes de la question.

 

-          Qu’est-ce que l’introduction doit annoncer?

En annonçant le plan, l’introduction doit amener une idée directrice, un axe indiquant la progression de  votre argumentation. Vous devez décider de ce à quoi vous voulez en venir.

 

LE DEVELOPPEMENT

-          Combien de parties pour un développement ?

Que votre plan soit dialectique ou progressif, il faut essayer de faire trois parties, mais ce n’est pas une obligation. Pour le plan dialectique, ce sera thèse –antithèse –dépassement ou synthèse. Pour le plan progressif, on approfondira des définitions en les articulant entre elles jusqu’à obtenir une meilleure compréhension. On préférera le plan progressif quand une réponse « oui » ou « non » n’est pas envisageable, ou pas très intéressante.

 

-          Qu’est-ce qu’une partie ?

Une partie est un point de vue pris sur le sujet, une vision possible du sujet, un de ses aspects. Trois parties « oui » sont parfaitement possibles, mais structurées par le contenu : « oui, en quoi ? ». On centre souvent les parties sur des définitions possibles de notion et sur des analyses et distinctions de concepts.

 

-          Comment ordonner les parties ?

La pluralité des points de vue doit être hiérarchisée : du plus facile au plus difficile, mais surtout du plus apparent au plus profond. Chaque partie dit quelque chose de vrai, même si c’est une vérité partielle, qui a ses limites.

NB : la dernière partie est celle qui doit recueillir la plus grande adhésion. Réservez les arguments les plus valables pour la fin de votre devoir !!!

Il faut dix ans pour faire une analyse, un jour suffit pour faire une synthèse.

 

-          A quoi servent les exemples ?

A relier vos arguments à la réalité, afin de ne pas tomber dans des propos purement spéculatifs. Un exemple suffit, il doit être simple, ne pas chercher l’originalité, mais se mettre  au service de l’idée. NB : l’exemple ne peut servir qu’à invalider une thèse. Il ne prouve rien.

 

-          Qu’est-ce qu’une transition ?

Les parties doivent être articulées entre elles. Une transition récapitule les acquis de la partie précédente, et annonce la partie suivante en montrant comment elle s’articule à la précédente (objection, dépassement, approfondissement, synthèse…). Elle fait rebondir le questionnement : vous devez soulever des objections, comme autrui pourrait le faire en vous entendant raisonner.

 

LA CONCLUSION

La conclusion doit clore (provisoirement) le débat. Elle reformule donc le problème pour montrer les avancées obtenues.

La conclusion ne doit pas être relativiste ou défaitiste (ne pas dire : « on ne pourra jamais savoir, chacun a son opinion… »). Elle doit mettre en valeur les acquis obtenus.

NB : Pas de » question d’ouverture » : vous êtes responsable de vos questions, donc vous devez y répondre. Laisser une question en suspens ce serait laisser paresseusement à d’autres le soin de penser à votre place. Si une question reste en plan, c’est que votre réflexion n’est pas finie, vous devez donc poursuivre votre réflexion !

 

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