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Présentation de l’EN

L’EN trace les fondements de la morale aristotélicienne. L’amitié n’est pas à proprement parler une vertu, mais elle ne peut pleinement se vivre sans vertu : la vertu de l’honnête homme est la condition de toute amitié véritable. L’amitié apparaît alors plutôt une partie importante du bonheur.

« L’amitié est une vertu, ou du moins s’accompagne de vertu. Nul ne choisirait de vivre sans amis, même pourvu des autres biens. » EN, IX

On comprend donc que l’amitié puisse avoir une place importante dans un ouvrage consacré à l’éthique, et qu’elle puisse être un but à l’exercice même de la morale.

Une éthique eudémoniste (quête du bonheur)

Contrairement à une définition plus moderne de la morale, qui y verrait davantage un exercice altruiste, consacré à servir les aspirations du prochain, la morale antique se consacre d’abord à la recherche du bonheur, conçu comme un accomplissement de soi, une recherche de l’excellence, ce que les Grecs nomment la vertu (arétè). La vertu désigne à la fois la fonction spécifique d’un être autrement dit ce pour quoi il est fait, et la perfection dans l’exercice de cette fonction. En d’autres termes, la vertu est constituée par les talents d’un être et l’exercice habituel (hexis) de ces talents pour les porter à la perfection. Pour Aristote, la perfection est toujours le « produit de l’habitude », de l’exercice. Elle est également le résultat de la recherche du juste milieu, caractéristique du sage.

Les titres de chaque livre montrent bien que c’est de la recherche du bonheur qu’il s’agit.

Aristote se base sur l’expérience qu’il a de la vie et des hommes, pour affirmer que le but de la vie est le bonheur, entendu comme souverain bien (qui dépasse tous les autres biens).

 

Plan de l’EN :

I-                                    L e bien et le bonheur

II-                                 La vertu

III-                              Le courage et la tempérance

IV-                              Les différentes vertus

V-                                 La justice

VI-                              Les vertus intellectuelles

VII-                           L’intempérance et le plaisir

VIII et IX-           L’amitié

X-                         Le plaisir et le vrai bonheur

 

 

Situer les chapitres VIII et IX dans l’EN

L’analyse de l’amitié montre qu’elle est source de bonheur à la fois pour l’individu et pour la Cité.

Le terme philia a un sens plus large que celui d’amitié : il recouvre tout sentiment d’attachement réciproque entre deux êtres, et se différencie donc de l’amour qui peut être éprouvé sans être partagé.

La philia a pour corolaire la philautia, autrement dit l’amour de soi. On peut les opposer, et c’est alors opposition de l’égoïsme et de l’altruisme, ou les articuler, la philautia étant un équilibre entre amour de soi et amour d’autrui, articulé sur l’amour de la vertu et de la pensée rationnelle.

« Celui-là est surtout ami de lui-même (philautia) qui aime par-dessus tout cette partie essentielle, à savoir la pensée rationnelle. »

L’homme sage et heureux est donc celui qui donne une continuité à son amour de soi dans l’amour de quelques autres, partageant son goût pour l’étude et pour la raison.

 

 

 

 

 

 

Plan des livres VIII et IX

-          Problématiques et controverses à propos de l’amitié ; Aristote distingue les motifs et les conditions de l’amitié, et dégage trois genres d’amitié différentes : utile, plaisante, vertueuse (EN VIII 1 à 4)

-          En second lieu, il analyse les particularités de l’amitié authentique, et examine les cas d’amitié entre personnes situées différemment dans la hiérarchie sociale et les conséquences des inégalités.(EN VIII 4 à 8)

-          En troisième lieu il examine les rapports entre amitié et justice (EN VIII 9 à 11)

-          Enfin, il étudie les liens entre les relations familiales et l’amitié, et étudie les types de conflits entre amis. (EN VIII, 11 à 14)

-          Dans le livre X, l’auteur examine des questions du type : « Faut-il rompre une amitié et dans quel cas ? » Doit-on sacrifier à un ami un engagement contracté ? » L’homme heureux a-t-il besoin d’amis ? » Les conclusions amèneront à l’idée qu’un comportement vertueux est en tous les cas nécessaire. Le juste milieu est toujours à privilégier.

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