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Sartre, Questions, corrigé

ETUDE D’UNE ŒUVRE

SARTRE, L’existentialisme est un humanisme

 

 

1-      Le modèle de la technique

a)      Qu’est-ce qu’un objet technique ?

b)      Pourquoi, dans l’hypothèse d’un dieu-artisan, l’essence de l’homme précèderait-elle son existence historique ?

2-      Chez l’homme, l’existence précède l’essence

a)      Définissez le terme « essence ».

b)      Selon Sartre, l’existence de l’homme est-elle déterminée par sa nature ?

3-      L’homme est projet

a)      Quelle distinction Sartre établit-il ici entre projet et volonté ?

b)      L’homme est-il seulement responsable de sa stricte individualité ?

4-      Nous ne pouvons choisir le mal

a)      Recherchez quel auteur a dit avant Sartre que nul ne peut vouloir le mal, et pourquoi il le dit. Est-ce dans le même sens que Sartre dit que nous ne pouvons choisir le mal ?

b)      Résumez les exemples donnés par l’auteur.

5-      L’homme est angoisse

a)      Que signifie précisément le mot angoisse pour les existentialistes ?

b)      Résumez l’exemple d’Abraham.

6-      Le délaissement

a)      Que signifie ici le mot « délaissement » ?

b)      Pourquoi Sartre associe-t-il le délaissement et la liberté ?

7-      Les sentiments, les signes ou l’action

a)      La passion nous excuse-t-elle ?

b)      Selon Sartre, peut-on fonder une morale sur les signes, sur les sentiments ou bien seulement sur l’action ?

8-      Contre les philosophies de l’histoire

a)      Expliquez : « les choses seront telles que l’homme aura décidé qu’elles soient »

9-      L’intersubjectivité et la condition humaine

a)      Expliquez : « l’homme qui s’atteint directement par le cogito découvre aussi tous les autres, et il les découvre comme la condition de son existence »

b)      Y a-t-il selon Sartre une condition humaine universelle ?

10-  Il n’y a pas d’acte gratuit

a)      Cherchez le sens du terme « gratuit » dans le contexte.

b)      Quelle similitude Sartre remarque-t-il ici entre art et morale ?

11-  La liberté des autres

Notre liberté dépend-elle de celle des autres ?

12-  L’existentialisme est un humanisme

a)       Quel sens du mot « humanisme » Sartre refuse-t-il ?

b)      En quel sens Sartre affirme-t-il que l’existentialisme est pourtant un humanisme ?

 

LORCHER Alice TL

 

Étude d’une œuvre

Sartre, L’existentialisme est un humanisme

1- Le modèle de la technique

a) Un objet technique est un objet créé (par l’homme ou par Dieu selon l’exemple), qui n’existe pas dans la nature.

 

b) Dans l’hypothèse d’un dieu-artisan, l’essence précède l’existence car l’essence de l’homme a précédé sa création. L’existence est donc due à l’essence, car Dieu a créé l’homme théoriquement avant de le créer concrètement.

 

2- Chez l’homme, l’existence précède l’essence

a) L’essence est ce qu’est une chose, ce qui la définit avant d’exister. L’essence s’oppose donc, chez Sartre, à l’existence.

 

b) Selon Sartre, l’existence de l’homme n’est pas déterminée par sa nature car il ne se définit « par aucun concept » du fait que son existence précède son essence, et donc sa nature. De plus, Sartre affirme qu’ « il n’y a pas de nature humaine, puisqu’il n’y a pas de Dieu pour la concevoir » ; l’homme se définit lui-même comme il le veut, au cours de son existence.

 

3- L’homme est projet

a) Une volonté est une « décision consciente », un choix « originel et spontané ». Un projet au contraire, « se vit subjectivement » et préexiste avant tout, y compris la volonté.

 

b) L’homme est responsable de la « [totalité] de son existence », mais pas seulement. Il est également « responsable de tous les hommes », car lorsqu’un homme agit, c’est l’humanité tout entière qu’il engage, du fait de sa propre humanité.

 

4- Nous pouvons choisir le mal

a) Socrate dit avant Sartre « Nul ne peut vouloir le mal », car il pense que « tous ceux qui font des actions honteuses et mauvaises les font involontairement » (Protagoras, Platon). Ainsi, selon Socrate, si les hommes agissent mal ce n’est pas en toute connaissance de cause, au contraire : c’est car ils n’ont pas une connaissance assez approfondie de ce qu’est le Bien. Les mauvaises actions sont donc, selon lui, dues à l’ignorance.

Lorsque Sartre reprend cette thèse en affirmant que « ce que nous choisissons, c’est toujours le bien », il ne suit pas totalement Socrate. En effet, il pense que si l’homme évite le mal, c’est parce que ce qui lui nuit, nuit à l’humanité toute entière. Ainsi, il affirme que « rien ne peut être bon pour nous sans l’être pour tous ».

 

b) Sartre commence par étudier le cas de figure d’un ouvrier choisissant d’adhérer à un syndicat chrétien. À travers cet exemple, il souhaite montrer que par un acte d’apparence banale se cache une forte responsabilité, car en choisissant  ce syndicat plutôt qu’un autre, l’ouvrier véhicule un certain point de vue, une certaine image, qu’il peu répandre à toute l’humanité.

Ensuite, Sartre prend l’exemple d’un choix d’apparence intime : le mariage et la fondation d’une famille. Au premier abord, cette décision paraît personnelle et ne concerner que le cercle familial. Cependant, le philosophe pense que même à travers une action si courante, l’homme doit prendre ses responsabilités car il prône à travers elle un certain mode de vie, qui concerne l’humanité toute entière.

Grâce à ces deux exemples, Sartre tente de démontrer que chaque acte « crée une certaine image de l’homme » que chacun est apte à choisir, même au quotidien.

 

5- L’homme est angoisse

a) Pour les existentialistes, l’angoisse est la « responsabilité d’un homme directe vis-à-vis des autres hommes qu’elle engage », c’est-à-dire le vertige qui saisit l’homme lorsqu’il est confronté à une liberté sans limites.

 

b) Sartre prend l’exemple de l’angoisse d’Abraham, inventée par Kierkegaard. Ce célèbre personnage biblique avait reçu l’ordre par Dieu de sacrifier son fils Isaac, car il voulait mettre sa foi à l’épreuve. La question que soulève Sartre en s’appuyant sur ce mythe est : comment être sûr que cet ordre est bien divin ? De ce doute naît l’angoisse et, afin de l’éviter, Sartre prône l’idée qu’il faut soi-même décider quels actes sont bons ou mauvais, sans qu’aucune instance ne nous l’impose. De ce fait, l’homme est obligé de « faire des actes exemplaires » afin de guider l’humanité ; il doit être responsable de ses choix à chaque instant.

 

6- Le délaissement

a) Ici, le mot « délaissement » signifie que « Dieu n’existe pas et qu’il faut en tirer jusqu’au bout les conséquences ». L’homme doit donc diriger le monde, se faire à la fois accusé et juge.

 

b) Si Dieu n’existe pas, alors l’homme est entièrement libre car tout lui est permis ; il n’y a pas de déterminisme. L’homme est donc « condamné à être libre » et doit assumer tous ses actes car il en est entièrement responsable, compte tenu du fait qu’il se forge lui-même au cours de son existence et qu’il ne peut rejeter la faute sur sa nature humaine puisque,  dans cette hypothèse, n’y en a pas.

 

7- Les sentiments, les signes ou l’action

a) La passion ne nous excuse pas, car « l’existentialiste ne croit pas à [sa] puissance ». En effet, à leurs yeux, « l’homme est responsable de sa passion », il ne la subit plus comme dans la morale classique.

 

b) Selon Sartre, il est impossible de fonder une morale sur des signes car chaque être humain peut interpréter ces signes selon sa propre sensibilité. Il pense qu’on ne peut créer une éthique sur des sentiments car il est impossible d’en déterminer la valeur : en effet, le seul moyen serait d’avoir déjà « fait un acte qui l’entérine et qui la définit », ce qui revient à considérer un objet à la fois comme cause et conséquence, posant la chose comme absurde et donc comme une mauvaise source de morale. Ainsi, Sartre pense que la seule base possible d’une morale est l’action, car dans la mesure où l’homme est délaissé, cela « implique que nous choisissons nous-mêmes notre être » et donc que nous nous définissions au travers de nos agissements.

 

8- Contre les philosophes de l’histoire

a) Sartre croit en la liberté absolue des hommes. C’est pourquoi, lorsqu’il affirme que « les choses seront telles que l’homme aura décidé qu’elles soient », cela signifie que de par cette liberté, les hommes peuvent créer ce qu’ils veulent, de bonnes comme de mauvaises choses.

 

9- L’intersubjectivité et la condition humaine

a) Lorsque Sartre dit que « l’homme qui s’atteint directement par le cogito découvre aussi tous les autres, et il les découvre comme la condition de son existence », il s’appuie sur les thèses de Descartes et Kant tout en se les appropriant. Sartre pense le cogito de façon existentialiste, qui ne visait au départ qu’à prouver l’existence de l’homme par la réflexion intellectuelle : il ajoute que si nous nous découvrons nous-même, alors nous découvrons les autres également, car nous n’existons et n’en avons conscience qu’à travers et grâce aux autres.

 

b) Selon Sartre, même s’il n’existe pas de nature humaine universelle, il existe une condition humaine universelle. En effet, les « penseurs d’aujourd’hui » s’accordent à dire que certaines conditions sont nécessaires à l’humanité d’un être : ce sont « l’ensemble des limites a priori qui esquissent sa situation fondamentale dans l’univers » ; ces limites « ont une face objective et une face subjective ». Ainsi, « tout projet, quelque individuel qu’il soit, a une valeur universelle » aux yeux de Sartre.

 

10- Il n’y a pas d’acte gratuit

a) Ici, le terme « gratuit » signifie sans motivation ni justification.

 

b) Sartre associe l’art et la morale car « dans les deux cas, il y a création et invention » ; il est impossible de définir préalablement ce qui adviendra car ces deux concepts se construisent au fur et à mesure de leur création, de leur existence.

 

11- La liberté des autres

a) Selon Sartre, « notre liberté dépend entièrement de la liberté des autres » et réciproquement. En effet, il pense que l’on est « obligé de vouloir en même temps [notre] liberté et la liberté des autres » car elle est un but dans les deux cas, lors d’une théorie existentialiste plaçant l’homme comme un « être libre » ne pouvant vouloir que la liberté absolue et de ce fait celle des autres en même temps que la sienne.

 

12- L’existentialisme est un humanisme

a) Sartre refuse le sens du mot « humanisme » selon lequel ce dernier est « une théorie qui prend l’homme comme fin et comme valeur supérieure ».

b) Sartre affirme que l’existentialisme est tout de même un humanisme car il rappelle à l’homme « qu’il n’y a d’autre législateur que lui-même et que c’est dans le délaissement qu’il décidera de lui-même ; et parce que nous montrons que ça n’est pas en se retournant vers lui, mais toujours en cherchant hors de lui un but qui est telle libération, telle réalisation particulière, que l’homme se réalisera précisément comme humain ».

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