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la philosophie, introduction

Pourquoi la philosophie ?

Pourquoi

è Cause

è  finalité

Mot polysémique, trois sens principaux :

Philosophie= questionnement critique

Philosophie= art de vivre, sagesse pratique

Philosophie= métaphysique, savoir total, système

Pourquoi et comment ces trois sens se trouvent-ils liés ? On va voir comment le questionnement philosophique peut aussi être un art de vivre, et paradoxalement, déboucher sur une sorte de savoir absolu. Cette configuration philosophique prend naissance en Grèce, autour de la figure de Socrate, et peut se caractériser comme naissance de la pensée rationnelle, au sens où on l’entendra en Occident.

 

I-                   Situer géographiquement, historiquement l’invention de la philosophie (causalité)

 

A-    Une pensée rationnelle et universelle

V- IVeme siècle avant JC. « Siècle de Périclès ». Bassin méditerranéen : échanges, confrontations. Structure politique des cités grecques. Pratique de la discussion. Recherches sur la Nature, les Dieux ne sont plus un principe suffisant pour expliquer les phénomènes  et comprendre les hommes. Ne sont plus un principe suffisant pour fonder les lois. On discute des comportements, des actions, des valeurs, sur la place publique. On va chercher d’autres principes, on va tenter de les définir par la Raison.

Le pouvoir, l’autorité politique ne se décide plus par les armes, mais par la parole. La Cité est pensée comme étant naturelle, mais justement il faut connaître la nature, l’ordre de l’univers, et la nature des hommes, pour mieux organiser leur vie en commun. Les traditions ne sont alors plus la seule référence pour savoir comment il faut vivre et se comporter, on va tenter de raisonner pour trouver le meilleur régime possible, comme on va réfléchir sur ce qu’est exactement que la vertu morale. C’est de ce bouillonnement que va surgir ce que l’on appellera la philosophie.

« Des paroles peuvent faire un bien indicible et causer de terribles blessures » – Freud - La question de l’analyse profane (1926)

B-    Les pouvoirs de la parole

Nommer, c’est ordonner le monde et se l’approprier. On nomme la chose désignée : on la range dans une catégorie, une classe. On maîtrise ainsi les choses, le monde.

Le langage, censé exprimer l’être, instrument de la vérité, image vraie du réel : LOGOS. L’ordre du monde est reflété dans le discours rationnel. Le LOGOS est à la fois raison et discours vrai.

Mais le langage est bien plus complexe et ses fonctions sont multiples, contradictoires.

Les ambiguités du langage prêtent aux mésententes, aux confusions, aux manipulations. Le MYTHOS c’est la narration, l’histoire, dont la fonction est de recréer aux yeux de l’esprit une réalité qui n’est plus, ou qui n’a jamais existé…

 

Les sophistes développent des raisonnements dont le but est uniquement l’efficacité persuasive, et non la vérité, et qui à ce titre contiennent souvent des vices logiques, bien qu’ils paraissent à première vue cohérents : des « sophismes ».

 

II-                La philosophie comme réflexion critique

Historique rapide : Socrate est né en 470 av. JC et mort en 399 (condamné par sa cité à boire la ciguë, sous prétexte qu’il porte atteinte aux fondements de la cité, qu’il est corrupteur de la jeunesse, etc.). Fils d’une sage-femme et d’un sculpteur de pierres. Particularité : il n’a rien écrit (ne pas oublier que la Grèce est avant tout une civilisation de la parole). C’est avant tout à travers les écrits de Platon que nous connaissons Socrate, puisque Platon, surtout dans ses dialogues de jeunesse, s’est fait son porte-parole.

Le discours philosophique inauguré par Socrate l’est donc, non par un contenu déterminé, mais avant tout par sa forme. Ce n’est pas un enseignement d’une vérité établie et à transmettre, mais d’un dialogue qui renvoie chacun à sa vérité et à son non-savoir. Le discours philosophique est alors interrogation.

«  eh mais, Critias! tu me parles comme si je prétendais connaître les choses sur lesquelles je pose des questions, (or) j’examine avec toi les problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentent, parce que je n’en connais pas la solution.  »Platon, Charmide 

La mission de Socrate

Socrate ne cesse de répéter qu’il a reçu une mission divine, celle d’éduquer ses contemporains

Il dit que son enquête est née de la déclaration de la Pythie, selon laquelle il serait le plus sage. En effet, il a voulu vérifier cette déclaration. Il va donc interroger les autres, et, plus précisément, ceux que la cité considère comme les plus sages (les spécialistes).

Le non-savoir

« Ce que je sais, c’est que je ne sais rien ».

Or, il s’aperçoit que ceux-ci n’ont aucune conscience de ce qu’ils font et même, ne savent pas ce qu’ils disent : il estimera que sa supériorité réside justement dans son ignorance, dans une sorte de non-savoir, qui est d’être conscient de son ignorance. Les « spécialistes » savent, certes, faire quelque chose, mais ils ne savent pas ce qu’ils font.

Exemple : le politique, le juge, le prêtre, ne savent pas justifier la valeur de leurs conduites- et, pour aggraver leur cas, ils n’ont même pas conscience de cette ignorance. Ce qui signifie que les plus savants des hommes ignorent l’essentiel.

Cette interrogation socratique se déroule sous le double mode de l’ironie et de la maïeutique.

 l’ironie

Air candide avec lequel Socrate enquête. C’est une sorte d’humour qui refuse de prendre totalement au sérieux aussi bien les autres que soi-même, parce que tout ce qui est humain est chose bien peu assurée, et dont on ne peut s’enorgueillir. C’est une attitude qui consiste donc à feindre de vouloir apprendre quelque chose de son interlocuteur, pour l’amener à découvrir qu’il ne connaît rien dans le domaine où il prétend être savant.

la maïeutique

Définition de la maïeutique : art d’accoucher les esprits.

Métaphore : son procédé à l’égard des esprits est semblable à celui des sages-femmes à l’égard des corps.

Il s’agit, quand une âme est pleine de toutes sortes d’opinions, d’éprouver si la pensée donne naissance à du faux ou à du vrai. Ce n’est pas lui qui conçoit le savoir, mais, l’âme de son interlocuteur. Celui-ci, grâce à la maïeutique, va pouvoir opérer la distinction entre les opinions vraies et les opinions fausses.

La position qu’adopte Socrate rend le sophisme et la démagogie bien difficiles à tenir. L’ironie avec laquelle Socrate souligne que les politiques sont avant tout les dupes d’eux-mêmes n’est certes pas agréable pour les intéressés. Socrate n’a pourtant pas de mauvaises intentions envers ces hommes : les débarrasser de leur prétention et de leurs idées fausses, n’est-ce pas un immense service à leur rendre? Mais ce genre de service n’est pas souvent payé de gratitude, au contraire, il rend Socrate « odieux » car son attitude est ressentie comme insolente. On se rappelle que le cynique Diogène reprendra cette posture socratique en demandant à Alexandre de se « pousser de son soleil ».

Quand je l’eus quitté, je raisonnai ainsi en moi-même : Je suis plus sage que cet homme. Il peut bien se faire que ni lui ni moi ne sachions rien de fort merveilleux; mais il y a cette différence que lui, il croit savoir, quoiqu’il ne sache rien; et que moi, si je ne sais rien, je ne crois pas non plus savoir. Il me semble donc qu’en cela du moins je suis un peu plus sage, que je ne crois pas savoir [21e]  ce que je ne sais point.

Enfin, Socrate rend ici sensible la différence essentielle entre la philosophie et le sophisme : savoir que l’on ne sait point est le début de toute sagesse, la condition préalable à toute recherche de savoir. En effet, comment se mettre à la recherche de la vérité quand de fausses réponses nous masquent notre ignorance ? Il faut mettre à nu le désir de vérité qui existe en chaque homme, ne pas pervertir ce désir dans son exigence absolue.

Le doute, le questionnement dialectique doivent constituer la méthode de toute recherche rigoureuse du savoir.

Recherche de l’Idée : question « qu’est-ce que » : passer du paraître à l’être

Ex : qu’est-ce que la beauté ?

Hippias majeur

III-             Finalités de la philosophie

A-    Un art de vivre : philosopher pour vivre bien

La philosophie comme réflexion morale : devoir de se connaître d’abord soi-même

Socrate va chercher à rendre les citoyens meilleurs, en les invitant à se détourner de l’inessentiel, des fausses valeurs, en leur faisant réfléchir sur celles-ci (cf. questions comme : qu’est-ce que la justice? qu’est-ce que la vertu? etc.). Il invite tout un chacun à se connaître soi-même. S’il faut se connaître soi-même, c’est parce que nous ne nous soucions plus de ce que nous sommes, mais seulement de l’extériorité.

cf. Apologie, 38 a : « non, vraiment, une vie sans examen n’est pas vivable pour l’homme« .

Précision : ce n’est pas un appel à l’introspection individuelle, mais une exhortation à la rationalité morale. C’est ce qu’on a appelé l’éveil de la conscience morale. Sa signification est tout simplement que chacun doit savoir ce qu’il fait, et pourquoi il le fait. Il s’agit de nous faire prendre conscience des présupposés de ce que nous disons, et que nous ignorons, mais que nous sommes tous capables de trouver, par un retour critique, par nous-mêmes.

La pensée est un dialogue avec soi-même

Philosopher pour vivre heureux : l’éthique d’Epicure

B-     Une libération

Allégorie de la Caverne (film)

Qu’est-ce que la beauté ? Valeur de l’exemple ? l’exemple est anti-philosophique : il est anti-conceptuel. Un exemple peut toujours être démenti.

On ne peut rien prouver par induction, il faut démontrer.

C-    Une métaphysique ?

Les Idées

CONCLUSION

Rendre le langage à sa fonction de connaissance du monde, à sa destination qui est de dire le vrai, voilà la tâche que s’est fixé la philosophie. Combattre donc les usages fallacieux du langage, concevoir clairement et exprimer clairement les idées, voilà le programme, la mission du philosophe, de tout homme qui souhaite penser et parler librement.

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